En silence
Dans la tête
Virtuellement
Le parfum menaçant des tilleuls
qui reste suspendu sur ton souffle
L’espace où tu vis est
et gèle
de temps en temps
et les doigts communs
se dissolvent sans te toucher
Terreur blanche et tendre
qui sublime les vapeurs du désir
Orchidées de tissus étendus
Dans une langueur transparente
Arche d’un violon pas encore sculpté
conçu dans le cœur des ombres
et du bois de souvenir
ta voix, plus vraie que tout sentiment
se frotte contre l’air et produit
mes regards qui meurent l’un après l’autre
sur ton giron dans le cadre
en souffle tombant.
Lumière bleue qui pile ma membrane
en cristaux étourdis
qui s’accrochent à l’éther
avec des dents
et des cris soumis
en donnant forme
à un nouveau corps, de nuit et d’arcs-en-ciel,
rosée, cils et feux invisibles
le corps phosphorescent,
mien et le mien
qui me transforme en son âme
et me retient dans un regard
m’emmène là ou ruelles et passages
lits et rebords des fenêtres sont encore
vrais
… et toi, tu n’as pas encore dormi
sur ma poitrine…
ndaj s’mpushonte lemza mu m’25 mars :)
et notait tous les hoquets
dans un petit carnet
peint de fleurs de muguet
il cherchait tout les endroits
même sous le parquet
pour trouver qui le mentionnait
continue…